“Las Soldaderas” (La femme-soldat). Exposición fotográfica en Ginebra
Por Redacción hola0052 • 2 Nov, 2010 • Sección: Culturales, SuizaDel 29 de octubre al 15 de diciembre, Exposición “Las Soldaderas ” en Ginebra
En el marco de los festejos de la revolución mexicana, la Misión permanente de México ante la Oficina de las Naciones Unidas en Ginebra, la Embajada de México en Suiza y el Consejo de Promoción Turística de México organizan, con el apoyo de la Villa de Ginebra y la Unión Interparlamentaria, una exposición de fotografías titulada “Las Soldaderas ”.
La exposición está formada por fotografías de los © Archivos G. Casasola y se trata de una exposición única que muestra retratos de “las soldaderas” que fueron parte del movimiento revolucionario, dirigidas por Emiliano Zapata y Pancho Villa. Las fotografías forman parte de los archivos de la primera agencia de fotoperiodismo latino americano, creado por Agustín y Gustavo Casasola.
Grandes momentos políticos, retratos de comunidades indígenas armadas, escenas de lucha y rebeliones populares forman parte de la exposición que se llevará a cabo en dos periodos y locales distintos:
Del 29 de octubre al 11 de noviembre 2010, Salle du Môle (Rue du Môle 21), 1201 Ginebra, de 12h – 20h
Entrada gratuita
Del 18 de noviembre al 15 de diciembre, Union Interparlementaire, Chemin du Pommier 5, 1218 Ginebra, 9h – 18h
Entrada gratuita
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Exposition «Las Soldaderas»: Femmes-soldats de la révolution mexicaine
À l’occasion du centenaire de la révolution mexicaine, la Mission permanente du Mexique auprès de l’Office des Nations Unies à Genève organise, avec le soutien de la Ville de Genève et de l’Union Interparlementaire, une exposition de photographie intitulée “Las Soldaderas”.
Cette exposition unique présente des portraits de femmes-soldats du mouvement révolutionnaire, conduit alors par Emiliano Zapata et Pancho Villa. Les photographies sont issues des archives de la première agence de photo-journalisme latino-américaine, créée par Agustin et Gustavo Casasola.
Grands moments politiques, portraits des communautés indigènes armées, scènes de luttes et rébellions populaires sont également au menu de cette magnifique exposition.
Sans conteste le plus important témoignage photographique de l’histoire du Mexique du début du XXe siècle aux années 70, “los archivos Casasola” réunissent plus de 450 000 négatifs conservés par la Fototeca Nacional de l’Instituto Nacional de Antropología y Historia (INAH) et par les descendants de la famille Casasola. Les archives conservent non seulement l’oeuvre photographique d’Agustín, Miguel et Gustavo Casasola mais également celle de plus de 400 photographes professionnels et amateurs, certains restant anonymes. Elles ont été “sauvées” de l’oubli et répertoriées par Agustín et Gustavo en vrai travail de chercheurs.
De cette immense collection, qui préserve la mémoire du Mexique contemporain, la partie la plus connue reste celle consacrée à la période de la révolution (1910-1930), la plus documentée des actions sociopolitiques armées de l’histoire contemporaine. Grands moments politiques, portraits d’Emiliano Zapata et de Pancho Villa, femmes-soldats et communautés indigènes armées, scènes de luttes et rébellions populaires sont captés par les caméras Eastman et Graflex d’Agustín Casasola, son frère Miguel, son fils Gustavo et de nombreux photographes professionnels et amateurs.
La femme mexicaine a eu une participation active dans la longue période de la révolution. Nombre d’entre elles ont eu des rôles primordiaux dans l’action politique et intellectuelle et ont subi, par leur engagement, de lourdes peines de prison et en ont même perdu la vie. Nous pouvons citer Carmen Serdan, la journaliste Juana Gutierrez et Hermila Galindo qui a organisé le premier congrès féministe du Yucatan en 1916. Nous avons choisi pour cette exposition les ” héroïnes anonymes” celles que l’on appelle d’une façon générale les “Soldaderas”. Elena Poniatowska dans son livre ” Las Soldaderas ” (1999, Editiones Era, Mexique) écrit : “sans les Soldaderas, la révolution mexicaine n’existerait pas ” et précise d’autres dénominations pour ces femmes-soldats selon leurs régions ou leur participation dans les révoltes : cucarachas, adelitas, comideras, juanas, soldadas et bien d’autres surnoms encore.
Le thème des Soldaderas a passionné Agustín et Gustavo Casasola qui ont répertorié quantité de portraits de femmes-soldats dans toutes leurs caractéristiques. Elena Poniatowska affirme dans son livre que c’est grâce à leur travail et aux documentaires filmés de Salvador Toscano qu’il a été possible de pérenniser le souvenir de ces femmes et connaître leur vie de domestiques, prostituées, infirmières ou révolutionnaires. L’armée mexicaine ayant relégué la participation des Soldaderas à un niveau bien inférieur (” moins importantes que les chevaux “).
Outre l’aspect journalistique, les images des Soldaderas ont souvent une qualité artistique exceptionnelle comme par exemple ” femmes descendant d’un train “. Cette photo, dont l’auteur est Jerónimo Hernández, a été sauvée in extremis de la destruction par Agustín Casasola pour devenir la plus emblématique de l’iconographie de la révolution au niveau de celles de Pancho Villa et d’Emiliano Zapata.
Du 29 octobre au 11 novembre 2010
Salle du Môle, Rue du Môle 21, 1201 Genève
12h – 20h
Entrée gratuite
Du 18 novembre au 15 décembre 2010, Union Interparlementaire, Chemin du Pommier 5, 1218 Genève
9h – 18h
Entrée gratuite

